Facture électronique : « En 2026, Bercy joue sa crédibilité »
Présentée comme un levier contre la fraude et pour la modernisation de l'Etat, la généralisation de la facture électronique cristallise aujourd'hui les attentes et les inquiétudes et s'est transformée en casse-tête national, explique Emmanuelle Muller Schrapp, associée Digital Finance Lead chez Keyrus Management.
En théorie, la facture électronique doit être une double réussite : lutter contre la fraude à la TVA et moderniser les pratiques comptables des entreprises. En pratique, la réforme française est devenue la plus complexe au monde à implémenter. En visant le préremplissage des déclarations à la place des entreprises, Bercy a empilé les exigences fiscales sans en simplifier le socle : la TVA elle-même.
Quand d'autres pays ont principalement ciblé les flux domestiques B2B, la France impose une analyse exhaustive de chaque type de facture, avec des formats multiples suivant les règles fiscales qui s'appliquent. L'intention est louable, mais le résultat se révèle d'une technicité déroutante, avec une stratégie de mise en place monolithique, peu compatible avec un projet de cette envergure.
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