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Événement

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Réforme de la facturation électronique : ce qu'elle révèle sur votre maturité data

Réforme de la facturation électronique : ce qu'elle révèle sur votre maturité data

Partage d'expérience, Qlik AI Reality Tour, Paris, 23 juin 2026

Le 23 juin, Keyrus a eu le privilège de participer à la table ronde Retail organisée par Qlik en préambule de son AI Reality Tour annuel. Nos experts Keyrus, Emmanuelle Muller Schrapp et Adel Aissaoui, ont pris la parole devant un cercle de décideurs data, finance et IT pour parler d'un sujet qui mobilise toutes les directions en ce moment : la Réforme sur la Facturation Électronique.

Ce que nous avons retenu de cette heure d'échanges, c'est que la RFE, au-delà de son aspect fiscal n'est pas un projet informatique. C'est un révélateur de la qualité de vos datas.

La RFE, un calendrier devenu enfin raisonnable

Le rappel est utile : la réforme s'impose progressivement à toutes les entreprises assujetties à la TVA en France. Néanmoins, à 2 mois du Go Live, l’écosystème n’est pas prêt et le niveau de maturité entre les plateformes agréées et les entreprises est très hétérogène. Le pilote avec l’Administration Fiscale peine à démarrer. C’est donc avec pragmatisme que l’Administration a décidé de maintenir la date du 1er septembre 2026 et de démarrer « avec ce qui marche ». Enfin !

Les spécificités du Retail

Le secteur Retail concentre des spécificités qui complexifient le projet de mise en conformité.

Les canaux de distribution variés (magasins propres, franchises, distributeurs, e-commerces) impactent les modes de facturation B2B (avec mandat de facturation, opaque ou transparent…) et les modalités de déclaration de la TVA. Le traitement des commissions est également un point critique pour savoir si la marque va activer le cas d’usage d’autofacturation ou continuer à produire « un relevé ».

Pour les entreprises en B2C, certains logiciels de caisse proposent de produire le e-reporting. Dans les faits, l’étude des flux démontre que les typologies de transactions doivent être recensées, certaines devant être exclues de cet e-reporting.

Un facteur clé de succès et de pérennité : une architecture data-driven

Complexité opérationnelle et traitement de TVA d’une part, flux et solutions IT détournés du standard pour développer les interfaces avec les ERP comptables d’autre part, doivent être remis à plat.

A cela s’ajoutent des référentiels client et fournisseur souvent de qualité insuffisante : doublon, SIREN manquant, client non identifié B2B / B2C ou les deux, autant d’éléments qui retardent la mise en production de la facture électronique.

Au fil du projet et du développement des flux UBL, les entreprises ont pris conscience que le choix de leur PA n’est que le point d’arrivée. Elles ont besoin d’une architecture data en capacité de chercher des données de facturation souvent éparpillées dans plusieurs applications voire ERP, les mettre en conformité pour ensuite alimenter une automatisation complexe de l’application des règles de TVA en vue de produire les UBL attendus.

De la conformité au pilotage financier : l'opportunité réelle

Ce qui distingue les entreprises qui sortent renforcées de ce chantier de celles qui s'y épuisent, c'est la façon dont elles ont posé la question initiale.

Les premières se sont demandé : comment être conformes à la date imposée ?

Les secondes se sont demandé : comment construire une infrastructure de données financières qui soit conforme, mais aussi durable et exploitable ?

La différence n'est pas cosmétique. Elle structure l'architecture retenue, le niveau de qualité imposé aux référentiels, la gouvernance mise en place sur les flux, et finalement la valeur que l'organisation peut extraire de l'effort consenti.

Car une fois les flux de facturation structurés, tracés, fiabilisés, une nouvelle capacité analytique devient accessible. Le délai moyen de paiement devient mesurable en temps réel. Le pilotage du BFR s'appuie sur une donnée fraîche, non plus sur des reconstitutions manuelles.

C'est là que la question de l'intelligence opérationnelle prend tout son sens. Les entreprises qui traitent la RFE comme un chantier de fond en sortent avec une donnée financière plus solide, plus gouvernée, prête à alimenter des usages analytiques avancés. Celles qui n'ont visé que la conformité repartent avec une case cochée et une dette technique supplémentaire.

Ce que nous construisons avec nos clients

Les retours d'expérience présentés à cet événement, incluant des projets conduits par les équipes Keyrus sur des environnements Qlik Talend et des plateformes d'intégration multi-applicatives, illustrent une approche que nous appliquons de façon systématique : ne pas séparer le chantier de mise en conformité du chantier de qualité de la donnée.

Cela signifie en pratique : mettre en place des mécanismes de contrôle en amont de l'émission, outiller les équipes métier pour qu'elles puissent corriger elles-mêmes les anomalies sans dépendre d'un ticket IT, et construire des tableaux de bord de suivi des flux qui donnent au contrôle de gestion une visibilité quotidienne sur l'état de la facturation.

C'est le travail d'un architecte, pas d'un intégrateur. Nous n'installons pas un tuyau. Nous concevons le système d'information autour de ce tuyau pour qu'il produise de la valeur au-delà de la conformité.

Et après la RFE ?

La ligne directrice de l’Administration est claire : les données financières des entreprises vont faire l'objet d'une transparence fiscale complète. Au-delà du risque fiscal, les organisations qui auront industrialisé leur gestion de la donnée financière se seront dotées structurellement d’un atout clé : une data finance fiable, gouvernée et accessible en temps réel, qui pourra permettre un reporting fiable et servir de base à l’utilisation de l’IA.

L'IA ne transforme pas les entreprises. L'intelligence architecturée, oui.

La RFE est une contrainte. Elle est aussi, pour ceux qui choisissent de la regarder autrement, l'occasion de poser enfin les fondations d'une organisation intelligente.

Merci à Qlik pour cet espace d'échange de qualité, et à toutes les équipes présentes pour la richesse des discussions.

Keyrus accompagne les entreprises dans la conception et l'industrialisation de leurs systèmes d'intelligence. Pour échanger sur votre projet RFE ou votre architecture data financière, nos équipes sont disponibles.

Le Qlik AI Reality Tour est une série d'événements organisés par Qlik à destination des décideurs Business et IT. L'édition parisienne du 23 juin 2026 s'est tenue au Cercle d'Aumale (Paris 9e) et a réuni des entreprises autour de l'IA agentique appliquée à la data et à l'analytics.

La réforme de la facturation électronique s'impose progressivement à toutes les entreprises assujetties à la TVA en France. Elle oblige les entreprises à émettre et recevoir leurs factures B2B via des plateformes de dématérialisation partenaires (PDP) agréées par l'Administration fiscale. La date de démarrage retenue est le 1er septembre 2026, avec une montée en charge progressive selon la taille des entreprises. Le secteur retail présente des spécificités particulières qui complexifient la mise en conformité : multiplicité des canaux de distribution, traitements de TVA variés, mandats de facturation, e-reporting B2C.

Le retail cumule plusieurs facteurs de complexité : des canaux de distribution variés (magasins propres, franchises, e-commerce, distributeurs) qui impactent les modes de facturation B2B, des règles de TVA hétérogènes, un traitement des commissions délicat (auto-facturation ou relevé), et des flux B2C nécessitant un e-reporting spécifique. Par ailleurs, les référentiels clients et fournisseurs présentent souvent des problèmes de qualité (doublons, SIREN manquants, clients B2B/B2C non différenciés) qui retardent directement la mise en production.

La mise en conformité à la facturation électronique exige de centraliser des données de facturation souvent éparpillées dans plusieurs applications ou ERP, de les mettre en qualité, puis d'automatiser l'application des règles de TVA pour produire les fichiers UBL attendus. Ce processus met en lumière toutes les fragilités des référentiels existants : données manquantes, doublons, mauvaise classification des tiers. La RFE agit ainsi comme un audit involontaire de la maturité data de l'organisation

Une architecture data-driven est le facteur clé de succès. Elle doit être capable de consolider les données de facturation multi-sources, d'appliquer des contrôles qualité en amont de l'émission, d'automatiser les règles de TVA, et d'alimenter la plateforme de dématérialisation partenaire (PDP). Le choix de la PDP n'est que le point d'arrivée : c'est l'architecture en amont qui conditionne la fiabilité des flux UBL et la pérennité du système dans la durée.

Les entreprises qui abordent la RFE comme un chantier de fond, et non comme une simple case à cocher, en ressortent avec une donnée financière structurée, tracée et fiabilisée. Cela ouvre de nouvelles capacités analytiques : mesure du délai moyen de paiement en temps réel, pilotage du BFR sur donnée fraîche, tableaux de bord de contrôle de gestion quotidiens. La réforme devient alors la fondation d'une intelligence opérationnelle durable, et non une dette technique supplémentaire.

La direction de l'Administration fiscale est claire : les données financières des entreprises feront l'objet d'une transparence fiscale complète et croissante. Les organisations qui auront industrialisé leur gestion de la donnée financière disposeront d'un avantage structurel durable : une data finance fiable, gouvernée, accessible en temps réel, et prête à servir de base à des usages d'intelligence artificielle. Celles qui n'auront visé que la conformité minimale devront reprendre ce chantier de fond dans un contexte de pression accrue.

Keyrus adopte une approche qui ne sépare pas la mise en conformité du chantier de qualité de la donnée. Concrètement, cela inclut : la mise en place de mécanismes de contrôle en amont de l'émission des factures, l'outillage des équipes métier pour corriger les anomalies en autonomie (sans ticket IT), et la construction de tableaux de bord de suivi des flux. Keyrus intervient sur des environnements Qlik Talend et des plateformes d'intégration multi-applicatives, avec une posture d'architecte, pas d'intégrateur.

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